Camp Hell (2010)

CampHell99 minutes!

99 minutes de bondieuseries continues.

Naaan sérieux…?

Non mais c’est juste improbable là ?!

Comment ça Jesse Eisenberg est en tête d’affiche en plus ? Mais on l’a vu 5 minutes top chrono en tout et pour tout ? Il n’y aurait pas un zeste de foutage de tronche dans l’air ?

Malgré quelques verres (appelons ça un apéro prolongé) et un beau gros coup de fatigue (ce qui n’aide pas, j’en conviens), j’ai vraiment cru qu’il me faudrait m’enfiler un antihistaminique avant la fin du film, tant le discours des principaux protagonistes de Camp Hell était allergène, si en plus, on met de côté le scénario qui… Enfin… Voilà quoi.

Camp Hell est donc un prétendu thriller slash drame écrit et réalisé par George VanBuskirk a qui l’on doit une certaine quantité d’autres choses aussi improbables que foireux, mettant en scène l’excellente Dana Delany de la série (gnan-gnan) Body of Proof, Andrew « Dr Hook » McCarthy de Kingdom Hospital et Bruce Davison – le Dr Stegman du même hôpital (à croire qu’une réunion de famille a été organisée par l’équipe de tournage), mais pas que…

Comme l’affiche le laisse un tantinet présupposer (ou pas), Jesse Eisenberg – récemment vu dans le rôle de Lex Luthor dans Batman VS Superman, semble être la tête d’affiche du film, alors que sa présence à l’écran penche plutôt du côté du caméo fulgurant – son rôle se limitant tout au plus à 5 minutes de dialogue à tout casser. Vendez du rêve, qu’il disait…

CampHell Jesse Eisenberg

Pour la parenthèse, ce dernier poursuivra d’ailleurs Lionsgate et Grindstone Entertainment pour avoir utilisé sa renommée « montante » pour promouvoir le bouzin. Selon les données du procès accessibles au publique, Eisenberg aurait initialement accepté d’apparaître dans Camp (poub)Hell un peu avant 2007 pour aider des amis qui ne bénéficiait que d’un micro-budget. Précisons que ce dernier n’avait alors pas encore été nominé pour un Académie Award pour son rôle de Mark Facebookenberg dans « The Social Network ». A la sortie du film, l’équipe (de bras cassés) de production aurait alors décidé de changer l’affiche du film sans le consulter, en sur-imprimant sa tête au dessus d’une cabane dans les bois et en inscrivant son nom en toutes lettres en haut de l’affiche faisant de lui LA star du film. Ses avocats réclameront la somme de 3’000’000$ de dommages et intérêts pour préjudice moral, détournement de droits publique et pratiques commerciales déloyales. Ce qui en fin de compte, s’avérera être assez amusant pour le péquin lambda sachant que le budget total du film s’élevait à… 3’000’000$. 

Bref.

Rajoutez à ce casting (plutôt 3 étoiles) une grosse poignée d’ados boutonneux dont le 3/4 affiche un charisme se situant entre la moule de Bretagne et l’escargot de Bourgogne (ce qui inclus a fortiori le héro du film) et vous aurez à fortiori un panorama complet de la distribution.

Côté pitch, on navigue pourtant en eaux calmes avec du simpliste et de l’efficace (au demeurant): un camp d’été pour enfants « chrétiens » qui tourne à la foire au slip lorsque l’incarnation du mal s’invite à la fête. Voilà. Classique.

J’aimerais pouvoir développer un peu mais malheureusement, il n’y a pas grand chose de plus à en dire. C’est long. C’est lent. C’est blindé de bondieuseries nauséabondes qui évoquent assurément quelque chose à une frange de la population US auxquelles je suis personnellement éminemment allergique.  Pour ce qui est du fond de l’histoire et de son rapport au mal, il n’y a pas grand chose à sauver. C’est juste cul-cul à souhait… En un mot comme en dix, c’est bien moisi de sa race.

Mais bon, si vous avez une soirée devant vous et que vous n’avez rien de prévu, rien ne vous empêche d’y jeter un oeil…

…Naaaan j’déconne; passez votre chemin!

Comme dirait ce bon vieux Roi d’Orcanie : « Victoriae mundis et mundis lacrima. Bon, ça ne veut absolument rien dire, mais je trouve que c’est assez dans le ton. »


Camp Hell (2010) / Thriller-horreur / [IMDb 3.5/10]

Réalisateur: George VanBuskirk

Scénario: George VanBuskirk

Distributions: Dana Delany, Andrew McCarthy, Caroline London, Will Denton, Bruce Davidson, Juliana Monin, Jesse Eisenberg…

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