I’ll follow you down (2013)

Affiche_I_will_follow_you_downTout le monde le sait – quand il s’agit de faire joujoux avec le concept de voyage dans le temps, c’est toujours systématiquement (ou presque) joyeusement casse-gueule. Entre les paradoxes en veux-tu-en-voilà, les ruptures de continuum espace-temps (™ Doc Brown), les effets du papillon, ses battements au Brésil et la tornade qui en résulte au Texas, le postulat de causalité et le fait que les DeLorean sont quand même un poil moins hype aujourd’hui que dans les années 80, on finit toujours par emprunter une sortie d’autoroute en roulant sur les jantes. Certains réussissent à maîtriser cette sortie avec classe alors qu’une vaste majorité empruntera la piste d’arrêt d’urgence avant de se planter lamentablement dans le premier lampadaire venu. Qu’en est-il de « I will follow you down » ? Excellente question Watson.

Quid du coup de « I’ll follow you down » ?

Parce que oui, mes braves! Dans I’ll Follow You Down ou « Le chemin du passé » dans sa traduction pourrie franco-française sans queue ni tête, il sera question de voyage dans le temps! Dans quel optique? À vous de le découvrir… 

Ah, j’entends déjà certains grincheux grommeler au fond de la pièce; ça spoil à tout va! Meuh non; les premières minutes du film vous souffleront la même info sans trop de difficulté… 

IFYD (parce que les acronymes, c’est bon pour la santé) est un film canadien sortie en 2014, écrit et réalisé par Richie Mehta – a qui l’on devait l’intéressant Siddarth une année plus tôt, avec dans les rôle principaux Je-vois-des-morts-Haley-Osment en version adulte et bien nourrit, l’agent Danna- Gillian Anderson -Scully sans son petit Foxy, Rufus Sewell notamment vu dans le génial Dark City, Victor Alias Garber sans Jennifer sans oublier Susanna Fournier – une artiste multi-talent bien que pour le coup un tantinet mono-expressive…

Côté pitch et ce toujours sans spoiler, l’histoire débute avec un professeur/scientifique de Toronto qui est sur le point de se rendre dans la ville de Princeton situées aux United States of Trump pour une conférence dont on ignore les tenants et aboutissants (et dont on s’en fiche un peu par ailleurs). Alors qu’il embarque sur son vol, ce dernier disparaît du jour au lendemain (surtout au lendemain) – mystérieusement évidemment et sans laisser aucune trace, dévastant au passage le reste de sa petite famille… Plusieurs années après cette disparition ou pseudo disparition présumée (puisque pas de corps), son fils (qui s’avère être un petit génie) et son grand-père (qui s’avère être un vieux) vont faire une étonnante découverte qui va chambouler pas mal de choses et qui leur permettra d’ouvrir des portes relativement inattendues. Enfin pas trop quand même – le scénario restant un poil prévisible…

Aussi étrange que cela puisse paraître, le film se laisse regarder et là où bon nombre de scénarios du genre auront déjà atteint la case du choc frontal avec le lampadaire, IFYD s’en tire plutôt intelligemment en usant notamment d’une pirouette assez audacieuse consistant à éviter de montrer ce que le spectateur s’attend à voir. Grosso merdo, le voyage dans le temps, sans le voyage dans le temps; c’est malin et ça a le mérite de tenir debout sans être plombé du sceau du Ouatezefeuk hollywoodien. Well done.

Ceci étant dit, bien que plutôt bien enrubanné, l’histoire ne casse certes pas 3 pattes à un canard et reste relativement classique. Le spectateur qui n’aura pas succombé aux quelques lenteurs manifestes passera vraisemblablement un bon moment – sans plus. Ce fut mon cas. Et puis, pour être parfaitement honnête, voir ce bon vieux Haley avec 20 patates de plus fait tout de même bigrement plaisir et rassure sur le fait que tout le monde vieillit (et pas forcément toujours bien)… 

Joel Haley Osment 2017

Bref. 86 minutes plutôt distrayantes pour un film sans prétention…  


I’ll follow you down (2013) / Thriller-dramatique / [IMDb 6.1/10]

Réalisateur: Richie Mehta

Scénario: Richie Mehta

Distributions: Haley Joel Osment, Gillian Anderson, Rufus Sewell, Victor Garber

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